FRÉDÉRIC NICOLLE, FORMATEUR EN GÉNIE ÉLECTRIQUE DU CFAI 77

Frédéric NICOLLE Formateur en génie électrique du CFAI77– Tout d’abord, quelle formation avez-vous effectuée avant de devenir prof ?

D’abord la voie professionnelle courte par le biais d’un BEP d’Electromécanicien, puis un BAC Technique F3 (Electrotechnique et enfin un BTS Electrotechnique.

– Durant votre formation, avez-vous profité de l’alternance ?

Non, mais depuis m’a première année de formation en BEP jusqu’à l’obtention de mon BTS, j’ai effectué tous mes stages dans une entreprise d’automatisme et d »électrotechnique industrielle, et y travaillais aussi durant les vacances scolaires. Ce qui m’a donné une bonne expérience professionnelle (assimilable à de l’apprentissage.

– Par ailleurs, pourquoi enseignez-vous ?

Parce que j’ai toujours aimé transmettre, d’abord par le sport en tant qu’éducateur puis entraineur (dès 18 ans). Et donc le métier qui me paraissait remplir le mieux cette passion, sachant qu’à l’époque le rugby n’était pas professionnel, était donc l’enseignement scolaire.

– Quels conseils donneriez-vous aux jeunes souhaitant intégrer une formation en alternance ?

Tout d’abord choisir une branche de métiers et donc d’activité qui les intéressent, qui stimule leur curiosité et leur donne envie d’apprendre. Car c’est pour moi le secret de la réussite.

– Selon vous, quels sont les avantages et inconvénients de ce choix ?

Pour ce qui est des avantages, je dirais, l’expérience professionnelle et donc l’occasion d’acquérir des compétences que l’on ne peut pas acquérir à l’école. Un savoir être en plus d’un savoir-faire, qui permet une bonne intégration dans le monde du travail. Pour ce qui est des inconvénients, Plus de travail et de fatigue car il faut mener de front une vie d’élève au CFA et une vie de salarié en entreprise.

– Nous entendons parler souvent de crise, de chômage, de reclassement, de reconversion professionnelle …. Pouvez-vous nous donner votre avis concernant ce sujet ?

Mon avis est qu’il faudrait mieux parler de ce qui marche plutôt que de ce qui ne va pas. Donc parler des secteurs d’activités porteurs, des filières de formation débouchant sur des emplois pérennes. Et surtout donner à tous une formation avec des bases solides dans les savoirs fondamentaux (lecture, analyse de texte, écriture, rédaction de document, calculs et lois fondamentales des mathématiques et de la physique. Avec ça on peut naviguer sur toutes les mers.

– Pensez-vous que les entreprises technologiques et industrielles peuvent garantir un emploi à nos apprentis ?

Je pense que si un grand pays comme la France décide d’une politique industrielle à long terme dans des domaines technologiques de pointes, alors oui les entreprises du secteur auront de l’activité pour fournir des emplois à nos apprentis. Et pas seulement car les emplois industriels induisent des emplois de services, mais aussi dans le secteur primaire.

– Pensez-vous qu’il va avoir un bouleversement des métiers industrielles dans les années à venir ?

Ce bouleversement est déjà en route, il s’appelle « réchauffement climatique », et ce qu’il impose comme réduction de notre consommation énergétique est un défi technologique sur lequel doit s’appuyer notre essor industriel au cours de ce 21ème siècle.

> Comment voyez-vous l’évolution des différents secteurs ?

Il va falloir un relèvement important du niveau technique des salariés de l’industrie, depuis les exécutants jusqu’aux ingénieurs et chercheurs. En effet le coût du travail dans les pays Européens ne peux être acceptable que pour la fabrication de produit « High Tech » à forte valeur ajoutée.

– Que diriez-vous aux jeunes pour les convaincre que l’alternance est la bonne solution ?

Je leur dirais de rencontrer certain de leurs prédécesseurs ayant suivis des études en alternance pour les interroger sur leurs expériences en la matière. Puis d’en tirer la conclusion qui s’impose à leurs yeux.

– Quelles sont les difficultés les plus fréquemment rencontrées et comment les surmonter ?

Pour les apprentis le plus difficile est de gérer l’alternance entre travail en entreprise et cours au CFAI. Il faut pour cela de l’organisation et planifier son travail.

– Selon vous pourquoi un jeune à la recherche d’une formation devrait choisir un des diplômes de notre CFA ?

Les métiers de l’industrie sont des métiers techniques. De ce fait les formations que nous dispensons et y prépare, apportent à nos apprentis un niveau de technicité et d’autonomie qui permet de s’insérer assez facilement dans le monde du travail. Et pas uniquement dans l’industrie.

– Pour terminer, selon vous, quel est le rôle quotidien du tuteur en entreprise ?

Transmettre son savoir faire à son apprenti et lui donner les clés pour s’intégrer dans le monde professionnel.

Pour finir quels seraient vos conseils à une entreprise envisageant de prendre un apprenti pour la première fois ?

Faire confiance au CFAI et aux candidats à l’apprentissage, tout en sachant qu’un contrat d’apprentissage commence par une période d’essai, donc qu’il y a moyen de mettre fin à une situation insatisfaisante pour l’une ou l’autre des deux parties. Et que majoritairement, cela se passe bien.


Frédéric NICOLLE Formateur en génie électrique BAC MELEC Centre de Formation de Dammarie les Lys

 

 

Frédéric NICOLLE
Formateur en génie électrique
Site de Formation de Dammarie-les-Lys