Audrey LAVERGNE, FORMATRICE DE FRANÇAIS AU CFAI SEINE ET MARNE

Audrey LAVERGNE, formatrice Français

Audrey LAVERGNE, FORMATRICE EN FRANÇAIS DU CFAI SEINE ET MARNE– Tout d’abord, quelle formation avez-vous effectuée avant de devenir prof ?

Après un Deug LEA, j’ai intégré un Master 1 en IUP de management et gestion de l’éducation, de la formation et du socio-éducatif. Plus récemment, j’ai validé un Master 2 en didactique des langues : français Langue étrangère – spécialité « Interculturalité »..

– Durant votre formation, avez-vous profité de l’alternance ?

Non je n’ai pas eu cette chance.

– Par ailleurs, pourquoi enseignez-vous ?

Cela a toujours été une évidence pour moi. Mon premier job d’étudiant était déjà dans la formation (secourisme). Il me parait important quand on a des connaissances de pouvoir les transmettre à son tour. Au fil des ans, j’ai eu la chance de toucher à divers métiers mais depuis cinq ans, je me suis spécialisée dans l’enseignement.

– Quels conseils donneriez-vous aux jeunes souhaitant intégrer une formation en alternance ?

L’avantage de l’alternance, c’est que les apprentis ont un pied dans le monde du travail. Il y a également des compétences techniques et des spécialisations que l’on peut apprendre sur le terrain et qui viennent compléter le cursus scolaire classique.

Si vous souhaitez entrer en formation en alternance, prenez la mesure que cette opportunité est un vrai plus dans votre parcours que vous pourrez optimiser, plus tard, dans la vie active.

– Selon vous, quels sont les avantages et inconvénients de ce choix ?

Les avantages : un diplôme national reconnu, un métier technique et varié, des compétences spécifiques, une réelle motivation, … et un premier salaire.

Les inconvénients : il faut travailler le soir et/ou le week-end pour maintenir les connaissances acquises en formation pendant les périodes en entreprise.

– Nous entendons parler souvent de crise, de chômage, de reclassement, de reconversion professionnelle …. Pouvez-vous nous donner votre avis concernant ce sujet ?

La crise est présente certes, mais il y a aussi des voies qui sont porteuses et celle de l’industrie en fait partie.

– Pensez-vous que les entreprises technologiques et industrielles peuvent garantir un emploi à nos apprentis ?

Oui ; c’est prometteur.

– Pensez-vous qu’il va avoir un bouleversement des métiers industriels dans les années à venir ?

Oui. C’est inhérent à la société actuelle.

– Comment voyez-vous l’évolution des différents secteurs ?

Le tertiaire est en plein essor.

– Que diriez-vous aux jeunes pour les convaincre que l’alternance est la bonne solution ?

Pendant longtemps, cette voie a pu être dévalorisée mais il y a tellement d’avantages à entrer en alternance que je pense que ce type d’apprentissage pourra même devenir prédominant dans quelques années.

– Quelles sont les difficultés les plus fréquemment rencontrées et comment les surmonter ?

Si je me fie aux retours des apprentis que j’ai en cours, il s’agit du travail supplémentaire à faire pendant les périodes en entreprise.
Comment les surmonter : se dire que cela ne dure que deux ans (voire trois pour le BAC PRO) et viser SON diplôme, clef incontournable pour accéder à un métier d’avenir.

– Selon vous pourquoi un jeune à la recherche d’une formation devrait choisir un des diplômes de notre CFA ?

Le CFAI77 est spécialisé dans l’industrie et sa notoriété n’est plus à prouver. Les résultats affichés atteignent, dans la majorité, des filières : 100%. De plus, la rigueur imposée par l’équipe de formateurs assure un climat serein pour apprendre dans une ambiance studieuse et impliquée.

– Selon vous, quel est le rôle quotidien du tuteur en entreprise ?

Le tuteur est le troisième pilier de la formation, après le formateur et l’apprenti lui-même ; la relation est simplifiée grâce à un outil conçu dans cet esprit (yparéo).

-Pour finir quels seraient vos conseils à une entreprise envisageant de prendre un apprenti pour la première fois ?

Tout le monde a besoin d’un coup de pouce pour entrer dans le monde du travail. Ce n’est qu’en testant sur le terrain qu’un jeune peut savoir si le métier /la formation lui convient aussi.
Du côté des professionnels : vous avez la garantie d’avoir face à vous des jeunes qui ont un projet solide et concret. Il est bon de rappeler aussi que la période d’essai inhérente à chaque contrat est une souplesse qui permet de rassurer chacune des parties.

Audrey LAVERGNE
Formatrice de Français
Centre de Formation de Vaux-le-Pénil